taratati

Taratati c’est une petite fanfare de poche qui fanfaronne sans rien préparer. Il y a des objets et des chants d’oiseaux, de drôles d’instruments détournés et des jouets. C’est surtout un trio sérieusement loufoque qui prend possession de l’espace publique et des gens qui y passent.

C’est surtout un trio sérieusement loufoque qui prend possession de l’espace publique et des gens qui y passent. Les sons y sont libres comme l’air du temps, tous improvisés selon ce qui se sent et parfaitement pas contrôlés, il y a des mélodies mélodramatiques et des fuites acoustiques qui ne se répètent jamais, mais il y a aussi de curieux dérapages sonores échappés dont ne sait quel zoo phono-anarchique. C’est tout doux tout simple tout délicat, un peu subversif et un poil décalé, ça joue sur les situations qui surgissent et les histoires sans queues ni têtes. Personne ne sait ce qui va se passer…. … et si revenait le temps des micros fanfares fanfaronnes de poche ? Improvisation et theatre de situation spontané, facéties absurdes et décalées, on dirait une nuée d’oiseaux aux sons loufoques qui se pose où bon lui semble. Il y aura cela et une caisse claire environnée de tout un tas d’objets sonore non identifiés, il y aura cela et aussi un comédien aux mimiques rocambolesques et imprévisibles – et à là paroles o-no-ma-to-pique, il y aura cela et surement un saxophone aux idées détournées non saxophonistiques accompagné lui aussi d’étranges acoustiques portatives, il y aura tout cela et tout ceci donc et surtout tout ce qui est là, sur place, à nous attendre comme une curiosité impatiente. Rien n’est prévu dans ce genre de chose, les arts de Rue sont aussi des arts libres et inouïs, sans codes et sans règles, libertaires et ludiques. Les voila lâchés en pleine nature ou dans la ville, ces bacs à sable du quotidien pour gamins mal éduqués mais toujours amusés.